Les pluies, qui ont connu des niveaux jamais atteints depuis plus de soixante ans, ont emporté des ponts, des routes, et isolé une grande partie de la région en bordure de l’océan Indien.

Les inondations catastrophiques en Afrique du Sud sont responsables de la mort de 341 personnes et en ont affecté près de 41 000 autres, selon un bilan qui s’est encore alourdi jeudi 14 avril, dans la soirée. La plupart des victimes ont été enregistrées dans la région de Durban, grand port africain de la province du Kwazulu-Natal et épicentre des intempéries qui ont commencé le week-end dernier. L’état de catastrophe a été déclaré.

Des hommes et des femmes ont péri noyés, des enfants et des bébés sont morts ensevelis dans des glissements de terrain. Plus de cent corps ont été déposés la nuit dernière à la morgue de Phoenix, dans la banlieue de Durban. Les enterrements ont été interdits jusqu’à ce que le sol gorgé d’eau se stabilise.

Les pluies, qui ont atteint des niveaux jamais connus depuis plus de soixante ans, ont emporté des ponts, des routes, et isolé une grande partie de la région en bordure de l’océan Indien. Plus de 250 écoles ont été touchées, des milliers de maisons détruites. Une vingtaine d’hébergements d’urgence ont été ouverts, accueillant plus de 2 100 personnes sans foyer, selon les autorités. Dans l’attente d’être secourus, des milliers de survivants se sont sentis livrés à eux-mêmes.

Des manifestations sporadiques ont éclaté pour réclamer de l’aide. La ville de Durban a appelé dans un communiqué «à la patience», les opérations de secours étant ralenties « en raison de l’étendue des dégâts sur les routes». Déblayés avec des pelleteuses, certains axes ont été rouverts, mais la plupart des routes sont encore inaccessibles, jonchées de débris ou noyées dans une eau brunâtre. Les autorités ont demandé aux populations d’éviter autant que possible tout contact avec cette eau potentiellement «contaminée». AFP

 

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