Amanda Gorman a “hurlé et dansé comme une folle” lorsqu’elle a appris qu’elle avait été choisie pour lire un de ses poèmes lors de la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

À 22 ans, cette écrivaine et interprète originaire de Los Angeles est la plus jeune poétesse à se produire lors d’une cérémonie d’investiture présidentielle.

Elle a confié à la BBC qu’elle a ressenti “de l’excitation, de la joie, de l’honneur et de l’humilité” lorsqu’on lui a demandé de prendre part à la cérémonie, “et en même temps de la terreur”. Son poème, “The Hill We Climb” (La colline que nous gravissons), est une nouvelle composition dont elle espère qu’elle “parlera au moment présent” et “rendra justice à cette époque”.

“Je voulais vraiment que mes mots soient un point d’unité, de collaboration et de rassemblement”, a-t-elle laissé entendre à l’émission Newshour de la BBC avant la cérémonie. “Je pense qu’il s’agit d’un nouveau chapitre aux États-Unis, de l’avenir, et de le faire à travers l’élégance et la beauté des mots”.

Gorman a terminé son poème le 6 janvier, le jour où le Capitole de Washington DC a été pris d’assaut par les partisans de l’ancien président Donald Trump.

Son poème parle d'”une force qui briserait notre nation plutôt que de la partager” et “détruirait notre pays si cela signifiait retarder la démocratie”.Il poursuit : “Cet effort a presque réussi/Mais si la démocratie peut être périodiquement retardée, elle ne peut jamais être définitivement vaincue.” “Maintenant plus que jamais, les États-Unis ont besoin d’un poème d’investiture. Nous devons faire face à ces réalités si nous voulons aller de l’avant”, dit-elle au New York Times

Défaut d’élocution

Née à Los Angeles en 1998, Gorman avait un défaut d’élocution dans son enfance – une affliction qu’elle partage avec le nouveau président des États-Unis.

“Cela a fait de moi l’interprète que je suis et la conteuse que je m’efforce d’être”, a-t-elle révélé dans une récente interview au Los Angeles Times. “Quand vous devez vous former à dire des sons [et] être très préoccupé par la prononciation, cela vous donne une certaine conscience des sons, de l’expérience auditive.”

Gorman est devenue la poétesse lauréate de la jeunesse de LA à 16 ans. Trois ans plus tard, alors qu’elle étudie la sociologie à Harvard, elle devient la première jeune poétesse lauréate au niveau national.

Elle a publié son premier livre, “The One for Whom Food Is Not Enough” (Celui pour qui la nourriture ne suffit pas), en 2015 et publiera un livre d’images, “Change Sings” (Le changement chante), plus tard cette année.

Elle suit les traces de Maya Angelou, Richard Blanco et Robert Frost, qui font partie des cinq poètes à s’être produits lors des précédentes investitures présidentielles. Agence

 

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