En 2017, il était celui qui avait mis un terme dans la liesse à trente-huit ans de pouvoir absolu de José Eduardo dos Santos. Cinq ans plus tard, aurait-il déçu les attentes des Angolais? Ancien ministre de la Défense formé en Union soviétique, João Lourenço, surnommé «JLo», vante dans son bilan un sérieux plan anticorruption. Bien que la fille et le fils de son prédécesseur aient été limogés de leurs postes clés dans le pétrole et la banque, l’opposition reproche au président l’insuffisance de cette politique.

Le pays, qui produit 1,2 million de barils de pétrole brut par jour, abrite une population de 33 millions d’habitants, dont un tiers vit avec un revenu moyen de 2 dollars par jour. Une situation sur le plan intérieur qui contraste avec l’accueil fait au chef de l’Etat à l’extérieur du pays.

Apprécié à l’étranger, moins de la jeunesse

Le dirigeant angolais, 68 ans, est apprécié par la communauté internationale et par les investisseurs étrangers, notamment en Europe. Avec la Chine, en revanche, il a pris ses distances pour ne plus être trop dépendant de prêts payables en pétrole, Pékin étant alors son premier créancier et son premier client.

João Lourenço a surfé sur les succès économiques du pays tout au long de sa campagne électorale mais ne semble pas avoir convaincu une jeunesse urbanisée plus proche de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), le principal parti d’opposition, dirigé par le très charismatique ­Adalberto Costa Júnior. Reuters

 

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