tabacafriqueDes ateliers pour un changement de politique de taxation du tabac en Afrique de l’Ouest se sont ouverts mardi à Abidjan en présence des parlementaires et d’experts issus de plusieurs disciplines des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Commissaire chargé du Commerce, de la douane et de la libre circulation de la CEDEAO, Ahmed Hamid et le ministre ivoirien de l’intégration africaine et des ivoiriens de l’extérieur, représenté par son Chef de cabinet, Mme Aminata Coulibaly.

 

Tour à tour, les différents intervenants ont souligné l’impérieuse nécessité de lutter contre le tabagisme face aux conséquences néfastes de cette substance qui est la cause de la mort de six millions de personnes par an dans le monde.

 

“En rassemblant des décideurs politiques, des partenaires au développement, des ONG et des experts internationaux de la lutte anti-tabac, cette rencontre d’Abidjan vise à brasser les expériences et à créer des synergies entre les acteurs ouest-africains de la lutte contre le tabac”, a déclaré le Pr Abdoulaye Diagne, Directeur exécutif du Consortium de recherche économique et sociale (CRES), un centre basé à Dakar au Sénégal.

 

L’objectif spécifique de ces ateliers, a-t-il ajouté, est de recommander l’adoption de nouvelles directives relatives à la taxation du tabac en Afrique de l’Ouest.

 

“L’un des meilleurs moyens de lutte contre le tabagisme est la fiscalité”, a soutenu pour sa part, Ahmed Hamid, soulignant que les jeunes arrivent au “tabac, ce poison” par “effet de mode”.

 

L’honorable Traoré Adjaratou Fadiga, la représentante de l’Assemblée nationale ivoirienne a rappelé les efforts menés par le gouvernement du président Alassane Ouattara depuis ces dernières années.

 

A ce propos, elle a cité l’année 2013 qui a été décrétée “année de la santé” et l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

 

Greg Hallen, représentant le CRDI, a dépeint les effets néfastes du tabac avant d’exprimer la disponibilité de son organisation à accompagner la lutte contre le tabagisme.

 

La journée de mardi est consacrée à la première session qui regroupe les représentants des parlementaires de la sous-région. La deuxième session qui réunira les représentants des administrations des Etats membres de l’UEMOA et de la CEDEAO et la société civile nationale, régionale et internationale, se tiendra mercredi et jeudi.

 

Ces ateliers régionaux de plaidoyer pour un changement de politique de taxation du tabac dans l’espace CEDEAO réunissent des représentants du comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et du parlement de la CEDEAO, mais aussi ceux des gouvernements des 15 Etats de l’Afrique de l’Ouest à travers les ministères de l’Economie et des finances (directions des impôts et des douanes) et les ministères en charge de la Santé.

 

L’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation ouest-africaine pour la santé (OOAS), le CRDI, African Tobacco Control Alliance (ATCA) et l’Université sud africaine de Cape Town, sont également au nombre des participants.

 

Ces rencontres régionales organisées conjointement par le Consortium de recherche économique et sociale (CRES), l’UEMOA et la CEDEAO, avec l’appui du Centre de recherche pour le développement international (CRDI), s’achèveront jeudi par une déclaration “pour une taxation plus forte et plus efficace des produits du tabac en Afrique de l’Ouest”. APA

 

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