La Fondation Bill et Melinda Gates a fait un don de 10 millions de dollars pour aider à lutter contre les criquets dans la région de l’Afrique de l’Est.

La contribution sera remise à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui a lancé un appel de fonds pour lutter contre l’invasion de criquets qui menace la sécurité alimentaire principalement dans la corne et l’Est de l’Afrique.

Le directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, a remercié la fondation pour son don et a exhorté les autres philanthropes à aider à protéger les moyens de subsistance des agriculteurs dans la région touchée.

La Fondation Bill et Melinda Gates est l’organisation caritative créée par le fondateur de Microsoft.

Jusqu’à présent, les Nations unies ont collecté 33 millions de dollars, ce qui inclut le don de la fondation, mais estime que 138 millions de dollars sont nécessaires au total pour aider à lutter contre les criquets.

Les criquets pèlerins ont envahi six pays d’Afrique de l’Est, dévorant les cultures.
Cette invasion est la pire en 70 ans pour le Kenya et la pire en 25 ans pour la Somalie et l’Éthiopie.

Les criquets constituent une menace énorme pour la sécurité alimentaire car un petit essaim couvrant un kilomètre carré peut manger la même quantité de nourriture en une journée que 35 000 personnes, selon la FAO.

Les criquets se reproduisent rapidement dans de bonnes conditions météorologiques et pourraient se multiplier 500 fois au cours des six prochains mois.

Quelle est l’ampleur du défi?

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), une crise alimentaire pourrait se profiler en Afrique de l’Est si des ressources supplémentaires ne sont pas fournies.

Elle a lancé un appel aux donateurs pour un montant supplémentaire de 62 millions de dollars.

Selon le directeur général Qu Dongyu, les prochaines semaines seront critiques.
Des opérations de lutte contre les criquets sont en cours dans 13 pays, de l’Inde à l’Est, jusqu’à la Mauritanie en Afrique de l’Ouest.

Les principales menaces se situent en Afrique de l’Est et au Yémen, ainsi que dans les pays du Golfe, en Iran, au Pakistan et en Inde.

Plus récemment, des criquets ont été observés en République démocratique du Congo, et des essaims sont arrivés au Koweït, au Bahreïn et au Qatar, ainsi que le long de la côte iranienne.

La FAO nous a indiqué que dans trois des pays les plus touchés, le Kenya, l’Éthiopie et la Somalie, elle estime qu’au moins 100 000 hectares dans chaque pays doivent être pulvérisés à l’insecticide.

Fin janvier, ils étaient loin d’atteindre cet objectif dans les pays les plus touchés d’Afrique de l’Est.

Éthiopie 22 550 hectares
Kenya 20 000 hectares (estimation)
Somalie 15 000 hectares (estimation)

En janvier, la FAO a lancé un appel de 76 millions de dollars. Ce chiffre est maintenant passé à 138 millions de dollars.

Cependant, jusqu’à présent, seuls 33 millions de dollars ont été reçus, dont 10 millions cette semaine de la part de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Les Nations unies veulent que cet argent aide les pays à lutter contre les criquets pèlerins en les pulvérisant au sol ou depuis les airs, et à améliorer la coordination transfrontalière.

Mais les fonds sont également utilisés pour apporter une aide immédiate et à plus long terme aux agriculteurs dont les moyens de subsistance ont été affectés par les essaims de criquets.

Ces insectes, qui se nourrissent chaque jour de leur propre poids, se reproduisent si rapidement que leur nombre pourrait être multiplié par 400 d’ici le mois de juin.

De quelles ressources les pays ont-ils besoin?

Le matériel et le personnel nécessaires à la lutte contre les criquets sont des ressources essentielles qui font actuellement défaut.

Les véhicules, les avions, les équipements de sécurité personnelle, les radios, les GPS et les équipements de camping sont indispensables. AFP

 

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