Donald Yamamoto, Secrétaire d’Etat Adjoint par intérim aux Affaires Africaines, mardi 27 Mars 2018, à Washington.

Entretien avec Donald Yamamoto, Secrétaire d’Etat Adjoint par intérim aux Affaires Africaines sur les élections en Afrique en général et en Guinée en particulier. L’ambassadeur Yamamoto s’exprimait au micro de Ben Bangoura lors d’un point de presse sur la récente tournée de l’ex-Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

 

AlloAfricanews: Quelle lecture avez-vous des récentes élections en Guinée?

Donald Yamamoto: Le processus électoral est un sujet dont nous avons discutés avec le président Condé et il maintient sa décision concernant ce processus politique. Nous avons traversé une longue période difficile avec Lansana Conté durant la période de transition. Nous ne voulons pas retourner à une dictature ou à un parti unique. Vous savez, nous avons 18 élections cette année en Afrique. Naturellement, il y a eu celle au Libéria qui a été l’une des plus calmes que nous ayons vus en 75 ans, ce qui est formidable.

En ce moment, nous avons un second tour en Sierra Leone. Nous avons eu celle au Zimbabwé. Naturellement, la plus importante sera celle au Nigéria qui va avoir lieu l’an prochain. C’est intéressant et en observant le processus électoral, ce que nous essayons de faire c’est de rendre le gouvernement responsable devant le peuple. Et ça vraiment été la priorité de ce que nous avons essayé d’accomplir en Afrique au cours des dernières années. Cela fait écho à un certain nombre de crises ou de coups d’Etat, ou d’évacuations d’ambassades.

Mais leur nombre a diminué en Afrique au cours des dernières années. Peut -être est-ce le signe que les processus qui sont mis en place sont des institutions fortes. C’est pourquoi nous nous inquiétons que la Chine, la Russie, l’Iran et tous les autres pays qui se trouvent en Afrique prennent leurs ressources. Vous savez, pour que l’Afrique survive comme la dernière frontière ou dépositaire de ressources, il faut des transitions pacifiques, une coordination pacifique. Et il est logique de développer ces ressources

En ce qui concerne les élections locales en Guinée, l’opposition croit qu’elles ont été truquées, est-ce votre analyse?

Donald Yamamoto et son adjointe Sullivan avec les journalistes de Panafricanvisions, de Washington Post et d’AlloAfricaNews

Dans chaque élection, nous avons des observateurs bien entrainés. Nous faisons du mieux que nous pouvons pour faire un comptage des voix parallèle. Nous examinons le processus. Vous savez les problèmes arrivent si les gens commencent à dire que les élections étaient truquées. L’opposition ou le croient, ou le prétend parce qu’elle a perdu, ce qui n’est pas une bonne chose. Ce que nous voulons faire c’est de conserver le processus aussi ouvert et transparent que possible. Aucune élection n’est parfaite. Mais si nous parvenons au point où elle est crédible, et que les gens constatent sa crédibilité, alors c’est très important.

Propos recueillis par Alsény Ben Bangoura

 

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