Mme Thomas-Greenfield, ancienne secrétaire d'Etat adjointe pour les affaires africaines, ambassadrice désignée des Etats-Unis à l'ONU

Linda Thomas-Greenfield est le choix pour le prestigieux poste d’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, au sein du futur cabinet du président élu Joe Biden. Celui-ci  prendra ses fonctions le mercredi 20 janvier 2021, à midi. Et ce après avoir été déclaré vainqueur du scrutin du 3 novembre dernier avec 306 grands électeurs contre 232 à son adversaire du GOP. Le démocrate est crédité d’une avance de plus de 5,8 millions de voix, soit 3,4 points de pourcentage. Une victoire retentissante que le président sortant Donald Trump refuse jusqu’à maintenant d’admettre.

Madame Thomas-Greenfield qui fait partie de l’équipe de transition du président élu, apporte des décennies d’expérience à ce poste de la haute diplomatie.

Elle a travaillé sous les administrations républicaines et démocrates au cours de ses 35 ans de carrière au département d’État. Spécialiste de l’Afrique, Linda Thomas-Greenfield  a été l’ambassadrice des États-Unis au Libéria et a occupé des postes au Kenya, en Gambie et au Nigéria. Sous la présidence de Barack Obama, elle a été secrétaire d’Etat  adjointe en charge du Bureau des affaires africaines (2013-2017), élaborant et gérant la politique de Washington à l’égard de l’Afrique.

L’ambassadrice Thomas-Greenfield a également travaillé à Genève à la Mission des États-Unis auprès des Nations Unies. Auparavant, elle avait occupé les fonctions de sous-secrétaire d’Etat adjointe à la population, aux réfugiés et à la migration sous l’administration du président George W. Bush. .

Suite à l’annonce de sa nomination, Mme Thomas-Greenfield a réagi sur son compte Twitter mardi en disant qu’elle était «bénie pour cette opportunité».

«J’ai eu le privilège d’établir des relations avec des dirigeants du monde entier au cours des trente-cinq dernières années. En tant qu’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies, je travaillerai pour restaurer la position de l’Amérique dans le monde et renouveler les relations avec nos alliés», s’est-elle engagée.

Dans un entretien téléphonique lundi soir avec l’éditeur d’AlloAfricaNews, l’ambassadeur de la République du Congo et doyen du corps diplomatique africain aux Etats-Unis, Serge Mombouli, a félicité Linda Thomas-Greenfield pour sa nomination.

«Mme Thomas-Greenfield est une diplomate de très haut niveau qui a fait ses preuves. Sa nomination au poste d’ambassadeur à l’ONU représente un choix judicieux de la part du président élu et un plus pour la diplomatie américaine en particulier, pour le monde et pour l’Afrique en général», s’est réjoui le diplomate congolais.

Les deux personnalités se cotoient depuis belle lurette. Dans les années 2000, elles ont travaillé ensemble sur un certain nombre de dossiers concernant plusieurs pays du continent. Et pendant qu’elle était sous-secrétaire d’Etat chargée des affaires africaines, Mme Thomas-Greenfield avait trouvé en l’ambassadeur Mombouli un appui sûr pour la réalisation des initiatives de l’administration Obama envers l’Afrique.

Linda Thomas-Greenfield avec l’ambassadeur Mombouli, lors d’une réception d’adieu organisée en son honneur à la résidence privée du doyen du corps diplomatique africain, le mercredi 8 mars 2017 à Potomac, dans le Maryland.

L’ambassadeur Mombouli, en poste aux Etats-Unis depuis 2001, a émis l’espoir que la future administration du président élu oeuvrera davantage pour le renforcement des liens d’amitié et de coopération avec l’Afrique sur la base des échanges fructueux et mutuellement avantageux.

Universitaire complète et de calibre, l’ambassadrice désignée des Etats-Unis à l’ONU détient un bachelor de l’université d’État de Louisiane1, suivi d’un master en administration publique de l’université du Wisconsin à Madison2.

Née en 1952 dans l’État méridional de la Louisiane, elle est l’une des huit sœurs et frères issus d’une famille modeste du sud-est des États-Unis. Linda Thomas-Greenfield assumera ses fonctions à l’ONU lorsqu’elle sera confirmée par le Sénat l’année prochaine. Si elle est confirmée, elle deviendrait ainsi le troisième ambassadeur des Etats-Unis d’origine noire américaine à servir aux Nations-Unies après Andrew Young et Susan Rice. Alsény Ben Bangoura

 

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