Après avoir renversé le dictateur guinéen Alpha Condé, dimanche 5 septembre, la junte militaire dirigée par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, a renconmtré ce lundi les anciens dignitaires du pays. Rien à filtrer sur la teneur de cette rencontre qui a eu lieu au palais Mohamed V de Conakry.

Par ailleurs et selon des sources concordantes, au moins 7 soldats ont été tués dimanche  lors des échanges de tirs entre les forces loyalistes et celles des pushistes au palais présidentiel de Sèkhoutouréya.

Alors que les pushistes consolident le pouvoir, le calme règne dans le pays, le couvre-feu et la fermeture des frontières demeurent maintenus.

Aux dernières nouvelles, la junte militaire vient d’annoncer la suppression des postes d’appui (PA) dans tout le pays. Tenus par les gendarmes et policiers, ces postes avaient été créés par le régime défunt pour des raisons de sécurité, dit-on. Mais en pratique, ces postes se sont révélés être un instrument coercitif destiné à harceler et anarquer les pauvres populations, et empêcher les manifestations anti-gouvernementales, notamment dans les fiefs de l’opposition.

Ce lundi, l’Amnesty International a appelé à la libération du dictateur déchu, mais pas tout de suite, estiment les observateurs en indiquant que M. Alpha Condé est un criminel qui a trahi les aspirations légitimes de son peuple, Ils demandent son inculpation afin d’être jugé pour ses nombreux crimes commis contre les guinéens.

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