La junte militaire au pouvoir en Guinée a annoncé vendredi la tenue des assises nationales sur l’ensemble du territoire à partir du 22 mars 2022, six mois après le coup d’état qui a renversé le président Alpha Condé. Selon la junte, ces assises seront suivies par un «dialogue national» qui réunira l’ensemble des forces vives du pays.

Cette annonce intervient alors que la classe politique et la sociéte civile regrettent l’absence de concertation avec le CNRD. Pour l’UFR de M. Sidya Touré, ces assises devraient plutôt marquer l’ouverture d’un dialogue constructif avec la classe politique du pays.

«Nous savons qu’un pays voisin a organisé ce genre de rencontre, on sait ce qu’il en est sorti. Si on devait reproduire le même exercice ici, ce ne serait pas tellement utile. Ce qui serait utile en revanche, ce serait d’avoir un cadre de discussion sur le chronogramme, sur l’organe de gestion des élections, sur l’ensemble des questions qui permettront d’aller vers la sortie de la transition de manière apaisée», selon le conseiller Mohamed Tall cité par RFI.

Par ailleurs, le chef de la junte a rejeté l’idée d’un envoyé spécial de la CEDEAO pour la Guinée. Dans une lettre adressée au président en exercice de l’organisation sous régionale le ghanaen Nana Ado, le colonel Mamadi Doumbouya a estimé que la Guinée n’était pas en crise et que le chronogramme de la transition déjà mis en place se poursuivait sans problème majeur. AlloAfricaNews