En Guinée, les indicateurs montrent une recrudescence de la Covid-19. D’abord, le taux de positivité des tests est passé de moins de 2 à 11% durant ces derniers jours. Ensuite, 1035 malades ont été isolés ces trois dernières semaines contre 100 auparavant. Enfin, si 20 patients étaient admis dans les services de réanimation en juin, il y en a eu 146 en juillet. Sur la même période, les décès ont été multipliés par six.

Ces chiffres ont conduit le dirigeant du  pays, Alpha Condé, à amender son protocole de contrôle sanitaire. Le port des bavettes (masques) devient «obligatoire» tandis que le respect de la distanciation sociale et le lavage des mains sont fortement recommandés.

Dans les lieux de culte, les fidèles doivent rigoureusement observer les mesures barrières. Actuellement, 4 % de la population cible ont pris au moins une dose d’un vaccin. L’Etat incite donc les citoyens « à se faire vacciner massivement » pour atteindre l’immunité collective.

En outre, le couvre-feu est ramené de 22 heures à 4 heures. À l’entrée et la sortie des différentes préfectures, les voyageurs interurbains sont tenus de présenter un certificat de négativité (TDR ou PCR) ou une preuve de vaccination. De même, le contrôle sanitaire sera renforcé dans les points d’entrée des préfectures minières.

Pour freiner la propagation du virus, les cérémonies (mariages, baptêmes, funérailles…) regroupant plus de 50 personnes sont interdites. Idem pour le transfert de corps testé positif à la Covid-19.

D’après le gouvernement, les structures privées, proposant des tests de diagnostic, ne peuvent les effectuer qu’avec la collaboration de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS).

Les dispositions sanitaires qui s’appliquaient jusque-là aux lieux de loisirs (hôtels, restaurants, bars…) sont maintenues. A en croire Alpha Condé, «le non-respect des présentes mesures expose le contrevenant aux (sanctions) prévues à cet effet». APA

 

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