Albert Damantang Camara, ministre guinéen chargé de la Sécurité et de la Protection Civile

Alors que le FNDC s’apprête à reprendre les manifestations pour exiger le départ du dirigeant guinéen Alpha Condé, le régime durcit le ton.

Dans un communiqué publié ce samedi 23 mai 2020, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile Albert Damantang Camara a mis en garde ceux qu’il a appelés les fauteurs de troubles.

«Les fauteurs de troubles ainsi que les commanditaires seront recherchés, traqués et traduits devant les Tribunaux conformément à la Loi.»

Damnatang accuse le FNDC «de provoquer des affrontements avec les forces de sécurité et occasionner de nouvelles victimes, à l’image de ce qui s’est passé à Coyah, Dubréka et Kamsar, et ternir ainsi l’image du Gouvernement aux yeux de l’opinion nationale et internationale», a t-il dit, en ajoutant qu’«aucun trouble à l’ordre public ne sera toléré.»

Face à ces menaces, le Font national pour la défense de la constitution n’entend point baisser les bras.

«La trêve que le FNDC avait observée jusque-là était destinée à contribuer à la protection des citoyens contre la COVID-19; sinon nous l’avons dit et réitéré que nous ne reconnaissons aucune autorité issue d’un coup d’État civil. Étant donné les dernières évolutions de la situation, le FNDC ne va plus continuer d’observer des criminels mener des opérations de kidnapping, de torture et d’assassinat de nos innocents compatriotes sans faire le nécessaire pour les faire plier», a déclaré Aliou BAH, Président de l’organe provisoire du MoDeL,
Membre du FNDC, dans un posting sur le compte what’s up de l’organisation consulté par AlloAfricaNews.

Le FNDC estime que la récente Assemblée nationale et la nouvelle constitution imposées par le régime de Conakry sont illégitimes. Il insiste que M. Alpha Condé dont le deuxième et dernier mandat expire en décembre prochain, ne doit pas briguer un 3ème mandat en octobre prochain.

En cela, le mouvement -composé des principaux partis d’opposition et d’organisations de société civile-, exhorte les guinéens à oeuvrer pour l’avènement d’une transition apaisée, conformément à une recommantion faite récemment par le Centre d’Etude Stratégique de l’Afrique (CESA), un Think Tank américain basé à Washington.

Mais avec la reprise prochaine des manifestations et face à l’attitude jusqu’au-boutiste du dirigeant guinéen et la férocité de ses forces de sécurité à l’encontre des guinéens, nombre d’observateurs craignent une nouvelle flambée de violence dans le pays.

Les récentes violences issues du double scrutin contesté du 22 mars dernier avaient fait plus de 100 morts à travers le pays. Les élements des forces de sécurité responsables de ces tueries n’ont toujours pas été arrêtés ou traduits en justice. Alsény Ben Bangoura

 

AlloAfricaNews

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