En Guinée, le bilan provisoire des manifestations du lundi 14 octobre se chiffre désormais à 10 morts et une vingtaine de blessés, selon le FNDC et des organisations humanitaires opérant sur place.

Les victimes sont des jeunes âgés entre 16 et 25 ans. En Guinée et ailleurs, des organisations des droits de l’homme demandent à la justice internationale d’ouvrir une enquête indépendante afin de traduire en justice les coupables de ces crimes odieux et inhumains.

Le président Alpha Condé, dans un discours dimanche, a ignoré l’appel des populations à renoncer à son projet de troisième mandat. Au contraire, il a appelé à la reprise du dialogue politique qui, selon des observateurs, ne résoudra pas le problème existant.

Dans un message au président guinéen et publié ce mercredi sur les réseaux sociaux, l’ancien conseiller spécial de l’ONU à Madagascar, le professeur Abdoulaye Batchily, a demandé à Alpha Condé le retrait du projet de nouvelle constitution “comme meilleure voie pour une transition apaisée et durable”.

Par ailleurs, le procès de M. Abdourahmane Sanoh, coordonnateur du FNDC et de ses co-détenus arrêtés samedi dernier, s’est ouvert ce mercredi au Tribunal de première instance de Conakry.

Après avoir entendu les accusés, le président du tribunal a décidé de renvoyer l’audience au vendredi 18 octobre. Cette décision n’a pas été appréciée par la défense qui déplore la “poursuite d’innocentes personnes par un dossier monté de toute pièce.” AlloAfricaNews