Le Directeur de la police judiciaire guinéenne, Abdoul Malick Koné a été limogé ce dimanche pour “faute lourde”, selon un décret lu sur les antennes de la RTG à Conakry. Son limogeage intervient 24heures après l’interpellation de plusieurs responsables du Front national pour la défense de la constitution, un mouvement social formé en avril dernier et opposé au projet de troisième mandat.

A partir de ce lundi 14 octobre, le FNDC compte organiser une série de manifestations dans tout le pays pour contraindre l’octogénaire président de renoncer à l’introduction d’une nouvelle constitution devant lui permettre de se représenter à la prochaine élection présidentielle alors que son deuxième et dernier mandat s’achève en 2020.

Le mois dernier, M. Alpha Condé avait instruit son Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana de mener des consultations avec les forces vives du pays sur le projet de nouvelle constitution. Une démarche catégoriquement rejetée par les principaux partis de l’opposition dont l’UFDG et l’UFR.

En dépit de cette opposition, des sources bien informées ont indiqué à AlloAfricaNews que le PM Fofana aurait réussi à convaincre une vingtaine de partis et organisations satéllites à joindre les rangs du parti au pouvoir afin d’introduire la nouvelle constitution, au grand dam de la majorité des guinéens.

“C’est une farce. M. le Premier ministre sait bien que ces partis ne représentent rien et n’ont même pas 1% de l’électorat national”, a souligné un responsible de l’opposition.

Cela dit, “nous n’accepterons jamais une nouvelle constitution ou un troisième mandat”, a t-il poursuivi, en ajoutant que la série de manifestations qui débute lundi devrait marquer  “le début de la fin du régime de M. Alpha Condé en Guinée.”

Par ailleurs, la Radio Télévision Guinéenne (RTG) -toujours cérémonieuse et inspirée- continuait sa propagande en faveur du régime ce dimanche avec pour objectif de décourager les populations à manifester ce lundi.  Alsény Ben Bangoura

 

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