En Guinée, une ministre en charge de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, Zenab Nabaya (photo), est accusée d’avoir détourné un montant colossal d’environ 200 milliards de francs guinéens par une commission d’enquete mise en place par la présidence de la République  Montant déstiné, entre autres, à la rénovation des centres de formation et à l’organisation de deux semaines d’examens théorique et pratique, selon une source citée par Guinéenews qui rapporte la nouvelle ce jjeudi.

«Pour l’organisation des examens nationaux au compte de l’année 2020, le ministère a demandé 27 milliards de francs guinéens. La ministre Zenab a majoré ce montant à 43 milliards de nos francs. Soit une augmentation de 65,38% du montant initial. Pire, sur les 43 milliards GNF débloqués des comptes du trésor public pour l’organisation des examens, elle n’a donné que 15 milliards GNF au chef service des examens et contrôle qui ne suffisaient pour l’organisation des deux semaines d’examens théorique et pratique. Elle a empoché toute seule et ses complices 28 milliards GNF au lieu de les retourner dans les caisses de l’Etat», précise cette source dont l’identité n’a pas été révélée. La ministre Zenab Nabaya rejette catégoriquement ces accusations et insiste que la vérité éclatera.

Récemment, elle était directrice adjointe du directoire de campagne du dirigeant guinéen Alpha Condé à l’élection présidentielle contestée du 18 octobre. Lors de cette campagne, il a été rapporté dans la presse que des ministres de la République avaient été sommés par des barons du régime de puiser dans leurs budgets pour acheter la conscience des pauvres électeurs afin qu’ils soutiennent le candidat du parti au pouvoir.

De l’appropriation frauduleuse de biens par une personne pour son propre intérêt est un crime sévèrement puni par la loi.

Mais à cause de sa proximité du pouvoir, des observateurs et opposants du régime comme Doussou Condé estiment qu’il ya très peu de chance que Zenab Nabaya va être poursuivie en justice pour les accusations portées contre elle. AlloAfricaNews