Les autorités sud-soudanaises ont remis au Kenya sept des onze partisans de l’ex-vice-président Riek Machar, détenus pour tentative de coup d’Etat depuis le début du conflit mi-décembre entre l’armée et les troupes fidèles à M. Machar, a annoncé la présidence kényane.

Les sept hommes sont apparus lors d’une conférence de presse du président kényan Jomo Kenyatta à Nairobi. Les quatre autres partisans, tous des figures du parti au pouvoir, restent détenus et devraient être jugés pour cette tentative de coup.

Cette libération avait été annoncée mardi soir par le ministre sud-soudanais de la Justice, Paulino Wanawila.

Il avait dans le même temps indiqué que les quatre autres détenus – l’ex-secrétaire général du parti au pouvoir Pagan Amum, l’ex-ministre de la Sécurité nationale Oyai Deng Ajak, l’ex-ambassadeur à Washington Ezekiel Lol Gatkuoh et l’ancien vice-ministre de la Défense Majak D’Agoot – seraient jugés pour tentative de coup d’Etat.

Il avait ajouté que le gouvernement comptait aussi traduire en justice Riek Machar lui-même, ainsi que deux autres de ses alliés en fuite, dont Taban Deng, qui a négocié le cessez-le-feu signé le 23 janvier (bien 23) à Addis Abeba avec le gouvernement de Juba.

Les dirigeants des pays de l’Igad, l’organisation est-africaine qui a assuré la médiation dans la crise sud-soudanaise, vont “continuer de discuter” avec Salva Kiir des détenus toujours en prison, a assuré mercredi M. Kenyatta.

Plus tard dans la soirée, l’Union africaine (UA), qui se réunit en sommet jeudi et vendredi pour notamment évoquer la crise sud-soudanaise, a elle aussi appelé à la libération des quatre personnalités encore détenues. Agence

 

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