Les Maliens se sont rendus aux urnes dimanche 29 mars, parfois “la peur au ventre” pour élire leurs députés. Un scrutin perturbé par le coronavirus et quelques violences jihadistes. Le second tour prévu le 19 avril, attendu en pleine crise sanitaire, pourra-t-il se tenir?

Crainte du coronavirus et de la menace jihadiste, les électeurs maliens se sont rendus aux urnes en ordre clairsemé dimanche 29 mars 2020 pour élire leurs députés. Le mandat de l’Assemblée législative issue des élections de 2013 devait s’achever en 2018. Une Assemblée plus légitime et capable de prendre des décisions importantes devait sortir des urnes. Aucun chiffre officiel de participation n’était encore disponible lundi 30 mars, mais les constatations des observateurs laissent à penser qu’elle sera faible.

“Ici, nous sommes sans électricité, on va chercher des torches pour faire le dépouillement. Ça ne va pas prendre trop de temps parce qu’il n y a pas eu beaucoup de votants”, a confié Sambala Sissoko, le président d’un bureau de la commune IV de Bamako.
Reportées à plusieurs reprises, ces élections doivent permettre de renouveler les 147 sièges du Parlement. Les premières tendances ne sont pas attendues avant plusieurs jours. Un second tour est prévu le 19 avril. AFP

 

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