La coalition d’Emmanuel Macron, “Ensemble” a perdu la majorité absolue à l’Assemblée nationale française, ce qui devrait gêner l’adoption des réformes qu’il a annoncées dans les cinq prochaines années de son mandat, selon les projections publiées, ce dimanche soir, à l’issue du second tour des élections législatives.

Emmanuel Macron a aussi perdu les présidents sortants de l’assemblée et du bloc de sa majorité parlementaire, Roland Lescure et Christophe Castaner qui ont été battus, dans leurs circonscriptions respectives.

Par ailleurs, quatre membres de son actuel gouvernement qui ont connu le même sort, seront obligés de présenter leur démission, la tradition voulant, depuis 2007, qu’un ministre ou un secrétaire d’Etat qui n’obtient pas la confiance des électeurs, rende le tablier.

La coalition Ensemble! n’obtiendrait qu’environ 225 sièges, ce qui lui confère une majorité relative, l’obligeant à rechercher le soutien d’autres groupes politiques pour faire approuver les nouveaux projets de loi. La majorité absolue est à 289 sièges.

La nouvelle union populaire écologique sociale Le (NUPES), menée par Jean-Luc Mélenchon, devient le premier bloc de l’opposition parlementaire, avec 149 sièges assurés, loin de la majorité absolue qui aurait permis à ce dernier de devenir Premier ministre et d’obiger Macron à un mandat de cohabitation.

Le parti d’extrême droite, le Rassemblement national, a fait quant à lui une énorme percée au second tour des législatives, en étant sûr d’enlever autour de 90 sièges à l’Assemblée, selon les premières projections.

La formation de Marine Le Pen, finaliste de l’élection présidentielle, multiplierait par quinze son nombre de députés et franchirait le seuil requis pour former un groupe à la chambre basse du Parlement. Une première depuis plus de 35 ans.

Notons enfin que le taux d’abstention, lors de ce second tour, a dépassé celui du premier, passant ainsi de 52.9%. AFP

 

AlloAfricaNews

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