L’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région du Sahel, l’ambassadeur Peter Pham, a déclaré que les Etats-Unis ne disposent pas de preuves indiquant que la Guinée aurait envoyé des militaires au Mali pour aider le régime du président IBK à mettre fin au mouvement de contestation. Contrairement à ce qui avait été rapporté par des sources proches de l’opposition malienne.

“Nous savons que la Guinée elle même traverse une période de crise politique à l’intérieur du pays. Mais en ce qui concerne le Mali, nous n’avons pas de preuves que le gouvernement guinéen ait envoyé des militaires là-bas”, a t-il dit, lundi 3 août, lors d’une téléconférence de presse à Washington à laquelle AlloAfricaNews était invité.

Appelant au dialogue et à la concertation entre le pouvoir et l’opposition, l’ambassadeur Pham a réitéré la position des Etats-Unis, à savoir que “tout changement extra-constitutionnel de gouvernement est hors de question” au Mali, un pays en proie à une rébellion jihadiste au nord et à de multiples conflits intercommunautaires.

Interrogé sur la candidature probable du président Alpha Condé à la prochaine élection présidentielle en Guinée et quelle serait la position des Etats-Unis face à une telle situation, le diplomate américain a décliné de répondre.

“Pour le moment, je ne suis pas en mesure de commenter sur ce que les Etats-Unis vont faire si le président Alpha Condé briguait un 3ème mandat. Je connais bien M. Condé, mais il n’a encore rien dit de clair à ce sujet pour me permettre de répondre à votre question”, a souligné l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région du Sahel.

En fin de son deuxième et dernier mandat, selon la loi fondamentale de 2010 -que la majorité des guinéens soutient-, Alpha Condé a récemment imposé une nouvelle constitution qui remet les compteurs à zero pour lui permettre de rester président à vie.

A cause du caractère profondément antidémocratique qui a sanctionné le double scrutin du mois de mars dernier, les Etats-Unis ainsi que d’autres partenaires de la Guinée, avaient critiqué ce processus. Washington ne reconnait pas la nouvelle Assemblée installée en avril dernier à Conakry. Alsény Ben Bangoura

 

AlloAfricaNews