Un retour à la normale bienvenu pour des millions de consommateurs. Six mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, blé et maïs se rapprochent de leurs prix d’avant-guerre, dans un marché qui retrouve «un point d’équilibre».

Le scénario du pire, avec ses «ouragans de famine» redoutés par l’ONU, a été évité mais les prix restent très élevés et l’inflation menace, soulignent les analystes du marché.

Les cours du blé s’étaient envolés à près de 440 euros la tonne sur le marché européen mi-mai – le double de l’été dernier – alors que le trafic marchand était presque au point mort sur la mer Noire. Mais ils sont redescendus autour de 330 euros en août.

«Six mois après l’invasion russe, c’est presque un retour à la case départ. Les marchés ont appris à vivre avec la crise. La détente s’est amorcée fin mai-début juin avec de premières estimations de production rassurantes en Europe et la reprise des exportations d’Ukraine, d’abord par la route et le rail, puis par la mer», explique Gautier Le Molgat, analyste chez Agritel.

L’Ukraine est «en voie d’exporter presque 4 millions de tonnes de produits agricoles en août», toutes voies confondues, se rapprochant des plus de 5 millions par mois d’avant-guerre, a annoncé mardi un haut responsable du département d’État américain. AFP

 

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