“Avec mes tripes”: à 26 ans, Clarisse Agbegnenou (-63 kg) est devenue la première judoka française sacrée quatre fois championne du monde au bout d’un combat acharné de plus de onze minutes en finale, mercredi à Tokyo.

Idéal à un an des JO-2020 dans la capitale nippone.

Déjà couronnée en 2014, 2017 et 2018, Agbegnenou dépasse désormais le trio tricolore composé de Lucie Décosse, Gévrise Emane et Brigitte Deydier, chacune titrée à trois reprises.

“C’est plus qu’elles alors que je les voyais déjà incroyablement haut, je suis honorée”, salue-t-elle au micro de la chaîne L’Equipe.

Elle rejoint le poids lourd David Douillet, lui aussi sacré quatre fois entre 1993 et 1997. Seul l’incontournable Teddy Riner (absent) caracole loin devant, avec ses dix titres de champion du monde conquis entre 2007 et 2017.

“En commençant le judo, je n’aurais jamais imaginé ça… Si on m’avait dit: +Clarisse, tu paries que tu gagneras déjà une fois+, d’accord, mais quatre fois, j’aurais dit +ça ne va pas dans votre tête ?+”, sourit la voix encore tremblante d’émotion celle qui compte également deux médailles d’argent mondiales à son palmarès (2013 et 2015).

– Lancée vers les JO-2020 –

Au-delà de la portée historique pour le judo français de cette quatrième étoile – qui viendra désormais orner son judogi -, ce nouveau sacre lance idéalement la vice-championne olympique 2016 et également quadruple championne d’Europe vers les JO-2020 – le seul titre qui lui résiste – l’été prochain.

Depuis sa défaite en finale olympique il y a trois ans, la N.1 mondiale de la catégorie a raflé tout ce qui compte ou presque: or mondial en 2017, 2018 et 2019, plus or européen en 2018 et 2019. Seul celui millésimé 2017 lui a échappé, à cause d’une blessure à la hanche survenue en cours de compétition.

Elle est invaincue depuis vingt mois : sa dernière défaite remonte à mi-décembre 2017 (en demi-finales du Masters), justement contre son ultime victime du jour, la Japonaise Miku Tashiro. AFP

 

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