Le président du Ghana a investi vendredi un “procureur spécial” chargé de mener la lutte contre la corruption dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, souvent cité en exemple pour sa bonne gouvernance, mais qui a reculé de 7 points en deux ans dans le récent classement de Transparency International.

“Nous attendons de ce ‘procureur spécial’ de mener son rôle avec vigueur, courage, sans peur ni favoritisme”, a déclaré Nana Akufo-Addo, président ghanéen depuis janvier 2017, en instituant officiellement Martin Amidu à la tête d’un nouveau comité anti-corruption.
“La mise en place de ce comité spécial de lutte anti-corruption (…) ne doit en aucun cas être un outil de vengeance ou de persécution”, a souligné le chef de l’Etat, pendant une cérémonie à la résidence présidentielle d’Accra.

Les mauvais résultats du Ghana au dernier classement de l’ONG de surveillance Transparency International révélés cette semaine, a été “une sonnette d’alarme” pour le gouvernement, d’après Beauty Emafa Narteh de Ghana Anti-Corruption Coalition, un organisme local.

En effet, le Ghana a perdu trois points par rapport à l’année précédente, passant de 43 en 2016 à 40 en 2017. C’est 7 points de moins comparé à 2015 (47) sur un indice de corruption calculé sur une base de 100.

Bien que le pays se situe bien au dessus de la moyenne en Afrique sub-saharienne, le président a décidé de prendre les choses en main en proposant la nomination de M. Amidu, 66 ans, au Parlement.

Début février déjà, dans son discours à la nation, le président avait annoncé la mise en place de ce comité pour lutter contre la corruption à la fois dans le secteur public et dans le privé.

Selon l’ONG locale Coalition anti-corruption au Ghana, les contrats frauduleux se sont accélérés pendant la précédente administration du président John Dramani Mahama.
Dans son discours devant le Parlement, qui a approuvé sa nomination, M. Amidu s’est engagé à mener la guerre contre la corruption, “dont la violence tuent des millions de personnes sans qu’on puisse le voir (…) qui empêche des millions de personnes d’avoir accès à l’éducation, à la santé et au développement”. AFP

 

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