Antonio Guterres souhaite que davantage d’efforts soient fournis pour éradiquer l’épidémie de fièvre Ebola et mettre fin aux violences commises par les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo.

“Il faut faire plus, en coopération entre la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et les forces armées de la RDC”, a déclaré M. Guterres après avoir visité un centre de traitement d’Ebola à Mangina, à 30 kilomètres de Beni.

La riposte anti-Ebola passe par la lutte contre les groupes armés actifs dans la région, dont les Forces démocratiques alliées (ADF) accusées du massacre de centaines de civils dans l’est de la RDC.

“Notre solidarité doit s’exprimer par une coopération accrue entre la Monusco et les forces armées de la RDC capable de contenir et si possible de battre la menace d’actes terroristes des ADF”, a reconnu M. Guterres, cité par l’Agence France-Presse.

“Il est important que la population de Beni sache que nous avons entendu ses cris de détresse”, a-t-il dit.

Les populations vivant dans l’est de la RDC attendent des réponses face à l’épidémie d’Ebola et aux violences des groupes armés.

L’actuel mandat de la Monusco est valable jusqu’au 31 décembre prochain. L’ONU a déjà fermé des bases et réduit ses effectifs civils en RDC.

M. Guterres a visité Mangina, premier foyer de l’épidémie d’Ebola en RDC en août 2018. La maladie a fait plus de 2 000 morts à Beni, Butembo, Katwa, avec des cas jusqu’à Goma et en Ouganda. AFP

 

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