Une dent, voilà tout ce qu’il subsiste de la dépouille de Patrice Lumumba, premier dirigeant de l’ex-Congo belge, devenu indépendant en 1960. Elle a été longtemps conservée comme souvenir par un policier belge ayant participé à la disparition du corps, avant d’être saisie en 2016.

Lundi 20 juin, cette «relique» a été remise aux autorités congolaises en présence de François, Juliana et Roland Lumumba, les enfants du leader assassiné, et de leurs familles. Contenue dans un coffret, elle a été placée dans un cercueil qui rejoindra un mémorial à Kinshasa. Une cérémonie d’inhumation doit y être organisée le 30 juin, date anniversaire de l’indépendance. Tout au long de la semaine précédente, le cercueil fera étape en des lieux emblématiques du parcours personnel et politique de Patrice Lumumba.

Dans un discours retransmis en direct à la télévision, le premier ministre belge, Alexander De Croo, a présenté les «excuses» de son pays pour avoir «pesé sur la décision de mettre fin aux jours du premier premier ministre du Congo indépendant».

Cette restitution ouvre une nouvelle page dans la relation entre la République démocratique du Congo (RDC) et son ex-puissance coloniale, dont l’assassinat de 1961 constitue l’un des épisodes les plus sombres.

«Le lundi 20 juin 2022 entre dans les annales de notre histoire commune, le retour de Patrice Emery Lumumba permet à la RDC de recouvrer un des maillons essentiels de sa mémoire nationale fragmentée par la tragédie de sa disparition», a affirmé le premier ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, lors de la cérémonie à Bruxelles. AFP

 

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