Réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies. La Corée du Nord a lancé mercredi 12 décembre une fusée dans l’espace, pour la première fois apparemment avec succès, faisant fi des mises en garde de Washington et de ses alliés qui ont dénoncé un tir de missile balistique.

 

“Le lancement de la seconde version de notre satellite Kwangmyongsong-3 depuis le centre spatial de Sohae (…) est réussi” et “le satellite est entré en orbite comme prévu”, a triomphalement annoncé à la télévision une présentatrice vêtue du costume traditionnel coréen, un hanbok.

 

Dans une première réaction, les Etats-Unis, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec la Corée du Nord, ont déploré un acte “hautement provocateur”.

 

Un diplomate occidental aux Nations unies a annoncé que le Conseil de sécurité tiendrait des “consultations” mercredi vers 18 heures (heure française) à la demande des Américains et des Japonais, augurant d’une “réaction forte”.

 

Les résolutions 1718 et 1874 de l’ONU interdisent en effet à Pyongyang toute activité nucléaire ou balistique.

 

La Chine, seul allié de poids de Pyongyang, a estimé que le Nord “devrait se plier aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU” lui interdisant “tout lancement utilisant une technologie de missile balistique”, selon l’agence officielle Chine nouvelle.