The United Aid for Africa a organisé mardi une conférence visant à attirer l’opinion nationale et internationale sur les violences contre les femmes dans le monde en général et en Afrique en particulier.

La rencontre a eu pour cadre le siège de Carnegie Endowment for International Peace à Washington.

Elle a été animée par  un panel d’experts comprenant notamment Barak Hoffman, directeur exécutif du Centre pour la Démocratie,  Rahama Wright, présidente  de l’entreprise Shea Yeleen International, Inc et Nicole Kirby de la Fondation de Carver Communications.

Parmi les participants ont notait la présence de l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis,  Blaise Cherif, du Niger, Maman Sidikou, de la République centrafricaine, Stanislas Moussa Kembe ainsi que le futur  représentant du Trinidad aux Nations-unies, Denis G. Antoine.

A l’ouverture de la conférence, la présidente et fondatrice de United Aid for Africa, Bintou J. Dioumande, a exposé les préoccupations de sa  jeune organisation. Selon elle, ce forum était une rencontre de famille et une occasion pour réflechir sur comment stopper la violence qui affecte les femmes.

Au terme des exposés faits par les panélistes et la projection d’un film suivis de questions et reponses , il s’est révélé que cette violence est un obstacle sérieux  au développement pour tous les pays vue la contribution inestimable des femmes à la stabilité et à l’équilibre familial en tant que mères.

Pour endiguer ce fléau, les participants ont alors insisté sur l’éducation et la création d’emplois lucratifs pour les femmes, en exhortant les décideurs politiques à prendre des mesures nécéssaires afin de les inclure dans le processus de développement socio-économique.

L'ambassadeur Cherif, le 23 juillet à Washington
L’ambassadeur Cherif, le 23 juillet à Washington

Dans une brève intervention à la conférence, l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, Son Excellence Blaise Cherif, a déclaré que les mutulations génitales feminines(MGF/E) représentait le plus grand danger pour les femmes de son pays.

Et ce, à la lumière du dernier  rapport  de l’organisation des Nations-unies pour l’enfance (Unicef)

Publié lundi à Washington, ce  rapport épingle 29 pays à travers le monde pour ne pas avoir fait assez  contre le MGF/E chez les filles et femmes de 15 à 49 ans.

Sur la classification dréssée par l’Unicef, la Guinée occupe la deuxième place avec un taux de prévalence de 96%, juste derrière la Somalie (98%), alors que les gouvernements de ces pays concernès s’étaient engagés à lutter efficacement contre ce fléau.

La MGF/E est une pratique  “barbarique” qui tire  son origine de l’antiquité. Elle coupe l’appétit sexuel chez les femmes et met en péril leur santé physique et mentale.

The United Aid for Africa (UAA)- Foundation est une organisation non gougouvernementale à but non lucratif. Elle a été créee en 2010 avec pour objectif d’établir une stratégie de communication robuste pour  mettre fin à la violence dirigée contre les femmes en Afrique, notamment.

Membres de United Aid for Africa
Membres de United Aid for Africa

Son bureau exécutif est basé aux Etats-Unis. Il est dirigé par un groupe de jeunes femmes, en majorité des volontaires issues de différentes nationalités.

Certaines d’entre elles avaient été exposées à des violences de différentes formes dans leurs pays d’origine.

Le diner gala annuel de United Aid for Africa, placé sous le signe “Arrêter la violence contre les femmes”, aura lieu le samedi 5 octobre, 2013 à Washington.

Selon la présidente de l’organisation,  Bintou J. Dioumande, l’événement sera l’occasion de lever des fonds pour soutenir les actions de UAA-Foundation en Afrique.

Pour plus d’informations, visitez:  www.uaa-foundation.org

 

Alsény Ben Bangoura

 

 

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