Adnan Abou Walid al-Sahraoui «est mort à la suite d’une frappe de la force Barkhane», a annoncé Emmanuel Macron, évoquant un «nouveau succès majeur» dans la lutte antiterroriste au Sahel.

Les forces françaises ont tué le chef du groupe djihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, un « succès majeur », a annoncé le président Emmanuel Macron dans la nuit de mercredi à jeudi.

«Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel», a déclaré le président français sur Twitter.

Le chef de l’EIGS «est mort à la suite d’une frappe de la force Barkhane » après une « traque de longue haleine», a tweeté de son côté la ministre française des Armées Florence Parly, en saluant également « un coup décisif contre ce groupe terroriste. Notre combat continue».

Lors d’une conférence de presse ce jeudi en fin de matinée, Florence Parly a expliqué qu’il avait été tué en août 2021, « point d’orgue d’une longue série de neutralisations et de captures» après «18 mois d’efforts constants contre cette organisation terroriste». Il est responsable de la mort de 2000 à 3000 civils depuis 2013 et «c’est lui qui a organisé l’attaque au Niger en 2020 qui a tué six humanitaires français de l’ONG Acted», a-t-elle rappelé.

L’EIGS, créé en 2015 par Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ancien membre du Front Polisario, puis de la mouvance djihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), avait été désigné comme «ennemi prioritaire» au Sahel, lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France), en janvier 2020.

«C’était un émir autoritaire, autocrate, qui prenait toutes les décisions», a rappelé Florence Parly, évoquant des «exécutions publiques sanglantes et systématiquement filmées» à son attention. AFP

 

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