Le chef militaire du Hamas a été mortellement touché ce mercredi par une frappe aérienne israélienne, a annoncé le mouvement

islamiste, tandis le territoire palestinien était l’objet de bombardements de la part de l’aviation de Tsahal.

 
Ahmed al Djabari, responsable de la branche armée du mouvement, les brigades Izze Dine al Kassam, a été tué par un missile dans son véhicule ainsi qu’un autre passager.

 

Israël accusé d’avoir «ouvert les portes de l’enfer»

 
Le Shin Bet, les services de reseignement israéliens, ont confirmé avoir mené cette attaque, précisant que Djaabari avait été éliminé en raison de «ses dix années d’activité terroriste».

 

«Le but de cette opération était de frapper durement la chaîne de commandement et de contrôle de la direction du Hamas», a expliqué l’armée israélienne dans un communiqué. Les avions israéliens ont bombardé plusieurs sites dans le territoire palestinien, visant notamment des postes de police du Hamas,  et l’armée en annonce d’autres.

 

 Les brigades Ezzedine al Kassam ont répondu en accusant Israël d’avoir «ouvert les portes de l’enfer». La radio du Hamas a aussitôt lancé des appels à la vengeance et des groupes activistes palestiniens ont promis de mener des représailles contre Israël. «Israël a déclaré la guerre à Gaza et va devoir en subir les conséquences», a notamment déclaré le Djihad islamique.

 

 Mardi, Israël et les Palestiniens de Gaza semblaient pourtant être parvenus à une trêve tacite après cinq jours de violences – tirs de dizaines de roquettes par les Palestiniens sur le sud d’Israël, raids et bombardements israéliens sur Gaza. Le mouvement de la résistance islamique Hamas contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007. Fin 2008 et début 2009, Tsahal avait pendant trois semaines mené une grande offensive, «Plomb durci», contre l’enclave côtière. Avec agence