C’est sous une journée plutôt pluvieuse et morne à Washington la capitale américaine, mais cela n’a pas empêché la communauté éthiopienne de sortir en grand nombre ce jeudi pour protester contre l’appel du président américain à l’Égypte de bombarder le Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD) en construction.

La manifestation a eu lieu au département d’Etat en présence de nombreux activites acquis à la cause éthipienne en particulier et au développement de l’Afrique en général. Parmi eux, on notait M. Melvin Foote, le président de la Constituency for Africa (CFA), une organisation afro-américaine bien établie dans la capitale fédérale.

Dans son message aux manoifestants, M. Foote a estimé que l’Égypte, le Soudan et l’Érythrée, qui bordent tous le Nil qui coule au nord de l’Éthiopie, ne sont pas des ennemis de l’Éthiopie. En cela, il a exhorté les dirigeants de ces pays à discuter sérieusement des avantages de ce nouveau barrage et de la manière dont il améliorera la qualité de vie de toute la région!

Le vendredi dernier, le président Donald Trump a exprimé sa colère contre l’Éthiopie à propos de la construction de cet énorme barrage sur le Nil et a semblé suggérer que l’Égypte pourrait le détruire. Trump a fait ces remarques lors d’une annonce portant sur un accord de normalisation des relations diplomatiques entre l’Etat d’Israël et le Soudan, qui, comme l’Égypte, craint que l’Éthiopie n’épuise les maigres ressources en eau.

“C’est une situation très dangereuse car l’Égypte ne pourra pas vivre de cette façon”, a déclaré Trump aux journalistes dans le bureau ovale avec les dirigeants du Soudan et d’Israël sur haut-parleur. “Ils finiront par faire sauter le barrage. Et je l’ai dit et je le dis haut et fort – ils feront sauter ce barrage. Et ils doivent faire quelque chose”, a déclaré Trump.

Mel FooteLe gouvernement éthiopien affirme que le projet de 4 milliards de dollars est indispensable pour ses besoins d’électrification et de développement et a exprimé l’espoir de commencer ses opérations au début de 2021. L’Égypte dépend du Nil pour environ 97 pour cent de son eau d’irrigation et potable.

Le Premier ministre soudanais Abdulla Hamdok, interrogé par Trump sur le haut-parleur à propos du barrage, a exprimé son appréciation pour la diplomatie américaine et a déclaré que son gouvernement souhaitait une “solution à l’amiable prochainement” entre les trois pays. Alsény Ben Bangoura

 

AlloAfricaNews